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	<title>Thierry Libaert</title>
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	<description>Thierry Libaert: Communication, Crisis, environment and transparency.</description>
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		<title>(Français) La fabrique du mensonge</title>
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		<pubDate>Sun, 12 May 2013 10:52:26 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Thierry Libaert</dc:creator>
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		<description><![CDATA[(Français) Journaliste au Monde, Stéphane Foucart propose dans ce livre une enquête sur les méthodes utilisées par quelques industriels pour nous convaincre de l’innocuité de leurs activités. Il reprend l’axe utilisé par Erik Conway et Naomi Oreskes dans leur livre, Les marchands de doute et aboutit à la même conclusion ; pour les industriels, aucune [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<div class="available_language_div">(Français)</div>
<p> <a href="http://www.tlibaert.info/wp-content/uploads/2013/05/foucart.gif"><img class="alignleft size-medium wp-image-2801" alt="foucart" src="http://www.tlibaert.info/wp-content/uploads/2013/05/foucart-183x300.gif" width="183" height="300" /></a>Journaliste au Monde, Stéphane Foucart propose dans ce livre une enquête sur les méthodes utilisées par quelques industriels pour nous convaincre de l’innocuité de leurs activités. Il reprend l’axe utilisé par Erik Conway et Naomi Oreskes dans leur livre, <span style="color: #0000ff;">Les marchands de doute</span> et aboutit à la même conclusion ; pour les industriels, aucune décision ne peut être prise car « Il y a beaucoup d’incertitude ». « Tous les spécialistes ne sont pas d’accord. »</p>
<p>Il montre l’importance considérable du <em>funding effect</em> puisque selon lui, l’origine industrielle du financement d’une recherche influe toujours ou presque sur les résultats obtenus.</p>
<p>L’ouvrage démarre avec une analyse de la stratégie des fabricants de tabac et montre comment un grand nombre de scientifiques français de premier plan ont accepté de prêter leur nom aux grands cigarettiers. La stratégie est claire : « Les industriels prendront garde à ne pas donner l’impression de nier systématiquement les découvertes que iraient contre eux, ils doivent en susciter de nouvelles et mettre en avant des scientifiques qui partagent leurs vues. » (p. 35).</p>
<p>L’auteur revient sur l’opération Heidelberg qui eut lieu en 1992, au moment du démarrage du Sommet de la Terre à Rio. Il démontre comment ce qui pouvait sembler une parole libre de plus de 70 prix Nobel intervenant pour prévenir de toute dérive environnementale anti-industrialiste était en fait géré par un cabinet de conseil en relations publiques intervenant pour l’industrie de l’amiante. Ce qui fait de cette opération « La plus formidable opération de communication scientifique jamais entreprise par un lobby industriel » (p. 83).</p>
<p>Le chapitre consacré au réchauffement climatique apporte moins de révélations, car Stéphane Foucart avait écrit son premier ouvrage sur ce sujet, <span style="color: #0000ff;">Le populisme climatique</span>, mais la connexion qu’il établit avec la problématique des gaz de schistes est très éclairante, notamment dans la capacité des industriels à fournir des études biaisées, mais à les porter au plus haut niveau de la décision publique.</p>
<p>Les observations faites sur la disparition des abeilles en raison des néonicotinoïdes, c’est-à-dire sur cette classe d’insecticides, sont passionnantes. Pour l’auteur, les faits sont entendus depuis une vingtaine d’années, mais les stratégies utilisées par les producteurs pour « diluer un problème par une importance accrue accordée aux autres » (p. 176) a permis de retarder toute prise de décision. En clair, il s’agissait pour les industriels de proposer de nouvelles recherches mettant en évidence que la disparition des abeilles pouvait avoir d’autres explications.</p>
<p>Le livre se termine avec l’examen des perturbateurs endocriniens et des OGM ; notamment par l&#8217;utilisation d’organismes écrans dans le premier cas, d&#8217;attaques ad hominem dans le second.</p>
<p><strong>Au final, on découvre à chaque fois un arsenal assez similaire</strong> composé d’infiltration dans les organismes d’évaluation, de création de comités d’experts, de diffusion d’informations de masse, de contrôle des études potentiellement négatives, de détournement de problèmes vers d’autres sujets pour retarder toute prise de décision, d’attaques personnelles, d’appel à la prudence pour la sauvegarde de l’emploi et de la compétitivité.</p>
<p>Un <span style="text-decoration: underline;">excellent livre qui fait froid dans le dos</span>, notamment quand on perçoit que les problèmes sont généralement connus des industriels eux-mêmes alors que les conséquences en termes de mortalité sont parfois immenses.</p>
<p>A titre de seule réserve, j’ai trouvé que Stéphane Foucart abusait de l’utilisation des <em>tobacco documents</em> puisque ceux-ci étaient réutilisés dans chaque chapitre. Mais bien sûr, il y a sur le tabac une masse de documentation désormais accessible sur le web, ce qui n’est pas le cas des autres entreprises où l’opacité est de rigueur.</p>
<p><strong>Stéphane Foucart, La fabrique du mensonge. Comment les industriels manipulent la science et nous mettent en danger</strong>, Denoël Impacts, 304 pages.</p>
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		<title>(Français) Obsolescence programmée, début des travaux</title>
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		<pubDate>Wed, 08 May 2013 19:25:14 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Thierry Libaert</dc:creator>
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		<description><![CDATA[(Français) La première audition publique européenne sur l&#8217;obsolescence programmée a eu lieu le 7 mai dans les locaux du Comité Economique et Social Européen à Bruxelles. Interview de 3 mn sur le sujet sur RFI.]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<div class="available_language_div">(Français)</div>
<p> La première audition publique européenne sur l&#8217;obsolescence programmée a eu lieu le 7 mai dans les locaux du Comité Economique et Social Européen à Bruxelles. Interview de 3 mn sur le sujet sur RFI.</p>
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		<title>(Français) Journal d&#8217;Edgar Morin</title>
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		<pubDate>Thu, 11 Apr 2013 07:56:19 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Thierry Libaert</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Edgar Morin]]></category>

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		<description><![CDATA[(Français) Edgar Morin, Journal, 1992 – 2010, Seuil, 1.288 pages Voici un ouvrage qui m’a tenu pendant les trois mois de sa lecture. Il faut dire que le deuxième tome du journal d’Edgar Morin couvre la période 1992-2010 et compte 1.280 pages. Cela faisait longtemps que je n’avais pas eu ce sentiment d’être pressé de [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<div class="available_language_div">(Français)</div>
<p> <a href="http://www.tlibaert.info/wp-content/uploads/2013/04/morin.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-2745" alt="morin" src="http://www.tlibaert.info/wp-content/uploads/2013/04/morin.jpg" width="191" height="299" /></a>Edgar Morin, Journal, 1992 – 2010, Seuil, 1.288 pages</p>
<p>Voici un ouvrage qui m’a tenu pendant les trois mois de sa lecture. Il faut dire que le deuxième tome du journal d’Edgar Morin couvre la période 1992-2010 et compte 1.280 pages. Cela faisait longtemps que je n’avais pas eu ce sentiment d’être pressé de rentrer chez moi le soir pour lire quelques pages de cet ouvrage.</p>
<p>Le livre est certes inégal, et plus d’une fois j’ai passé quelques paragraphes, voire quelques pages. Certains passages sont des commentaires d’actualité qui paraissent parfois datés. Enfin certaines années donnent lieu à d’intenses développements, comme l’année 1994 qui fait à elle seule près de 400 pages (elle fut d’ailleurs publiée séparément sous le titre Une année Sisyphe en 1995) alors que d’autres sont expédiées en une dizaine de pages comme 2002, 2005 ou 2006.</p>
<p>Mais l’essentiel n’est pas là, il est dans le témoignage sans concession de l’itinéraire d’un immense intellectuel qui reste pour moi au confluent de la pensée communicationnelle, des premières réflexions sur la crise et de l’alerte écologique.<br />
J’ai adoré les engagements de nouvelle année d’éviter toute dispersion et nouveaux engagements pour s’apercevoir qu’il n’avait rien respecté. Ainsi en 1994, il écrit « Interviews : tout refuser. » Il a dû en donner une centaine dans l’année qui suivit.</p>
<p>Edgar Morin raconte au jour le jour sa vie d’intellectuel, entre travaux d’écriture et conférences, il note ses réflexions sur l’actualité diplomatique, politique, des informations qu’il glane à la lecture de journaux (et l’on peut être surpris par la diversité de ses lectures), des citations d’auteur, et puis sa vie, ses problèmes de santé, de transports, ce qu’il mange, et surtout, vers la fin de l‘ouvrage, son existence avec sa femme jusqu’au décès de celle-ci et son profond désespoir. Ces pages m’ont bouleversé.<br />
J’ai trouvé remarquable ce mélange de description des idées de la pensée complexe et de la trivialité de la vie quotidienne avec ses dérives occasionnelles comme une propension à l’alcool ou le visionnage de films pornographiques. Moi qui adore les biographies, ce doit être la première fois que je vois un auteur qui à aucun moment ne pratique un exercice d’auto-justification ou d’embellissement mais se donne à voir avec une transparence extrême. Le contraste est souvent saisissant lorsqu’Edgar Morin raconte une conférence prononcée dans un cadre prestigieux en compagnie de grands esprits, puis, la conférence terminée, rentre chez lui, et se confectionne un plat d’aubergines, se prend une bouteille de vin rouge et regarde « Columbo » à la télévision ou écoute « Les grosses têtes » de Philippe Bouvard.</p>
<p>J’ai aussi été étonné par ce que je n’y ai pas trouvé. Rien ou presque comme règlement de compte. Edgar Morin ne profite pas de son journal pour dire le mal qu’il pense d’autres intellectuels (alors qu’on sait que vis-à-vis de certains, comme Bourdieu, les relations étaient très tendues). Tout ici est positif et on sent une immense énergie pour élaborer et défendre ses idées et pas seulement pour elles, mais parce qu’il est persuadé qu’elles peuvent être utiles pour une meilleure harmonie dans le monde.</p>
<p>Il y a quelques années, j’avais eu l’occasion de croiser Edgar Morin, je m’étais retrouvé assis à côté de lui dans le TGV Paris-Bordeaux. Pendant les deux premières heures, je n’osais rien dire par peur de l’importuner et ce n’est qu’une heure avant l’arrivée que je me décidais à lui parler. Il se révéla d’une gentillesse extrême.<br />
En fait, la pensée de Morin reste pour moi, et par bien des aspects, encore inaccessible et je le soupçonne de parfois en rajouter avec ses formules à rallonge de type « macro-éco-auto réorganisation ». Mais, sur l’essentiel de la pensée complexe, sur l’initiateur d’idées de tolérance et d’une meilleure compréhension du monde et désormais sur l’extrême simplicité d’un personnage remarquable, je conseille fortement la lecture de ce livre.</p>
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		<title>(Français) De la réputation à la relation</title>
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		<pubDate>Wed, 10 Apr 2013 08:02:46 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Thierry Libaert</dc:creator>
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		<description><![CDATA[(Français) Article publié le 25 mars 2013 dans le Nouvel Economiste. Les entreprises semblent écartées entre un culte de l&#8217;image d&#8217;un coté et une volonté de relation mais entendue trop souvent comme &#8220;carnet d&#8217;adresse&#8221; ou relation digitale. L&#8217;article plaise pour une refondation de la relation en relation publique.]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<div class="available_language_div">(Français)</div>
<p> Article publié le 25 mars 2013 dans le Nouvel Economiste. Les entreprises semblent écartées entre un culte de l&#8217;image d&#8217;un coté et une volonté de relation mais entendue trop souvent comme &#8220;carnet d&#8217;adresse&#8221; ou relation digitale. L&#8217;article plaise pour une refondation de la relation en relation publique.<br />
<a href="http://www.tlibaert.info/de-la-reputation-a-la-relation/" title="De la réputation à la relation"></a></p>
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		<title>(Français) Transparence et Communication</title>
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		<pubDate>Tue, 22 Jan 2013 21:27:40 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[(Français) Lancement imminent de l’organisation du colloque « Transparence et communication » en novembre prochain à Bruxelles. L’affiche est quasi prête, cf ci joint. Affiche du colloque]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<div class="available_language_div">(Français)</div>
<p> Lancement imminent de l’organisation du colloque « Transparence et communication » en novembre prochain à Bruxelles. L’affiche est quasi prête, cf ci joint.</p>
<p><img id="download_image" alt="download" src="http://www.tlibaert.info/wp-content/themes/custom11/images/download_image.jpg" /> <a href="http://www.tlibaert.info/wp-content/uploads/2013/03/INT_Affch9.pdf">Affiche du colloque</a></p>
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		<title>Philosophy of ecological crisis</title>
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		<pubDate>Wed, 02 Jan 2013 05:09:33 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[(Français) En philosophie de l’environnement, je connaissais surtout Dieter Birnbacher dont j’avais commenté le livre La responsabilité envers les générations futures, sur mon site (http://www.tlibaert.info/students/critiques/dieter-birnbacher/, Hans Jonas et son Principe responsabilité et Philippe Van Parijs dont j’avais adoré La pensée écologiste. C’est sur le conseil de Pascal Durand, le responsable d’EELV que je viens de [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<div class="available_language_div">(Français)</div>
<p> <a href="http://www.tlibaert.info/wp-content/uploads/2013/01/Hoslo.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-2324" title="Hoslo" src="http://www.tlibaert.info/wp-content/uploads/2013/01/Hoslo.jpg" alt="" width="193" height="298" /></a>En philosophie de l’environnement, je connaissais surtout Dieter Birnbacher dont j’avais commenté le livre <em>La responsabilité envers les générations futures</em>, sur mon site (http://www.tlibaert.info/students/critiques/dieter-birnbacher/, Hans Jonas et son <em>Principe responsabilité</em> et Philippe Van Parijs dont j’avais adoré <em>La pensée écologiste</em>. C’est sur le conseil de Pascal Durand, le responsable d’EELV que je viens de découvrir <strong>Vittorio Hösle</strong> et ce livre composé de conférences données en Europe de l’est en 1990. Le livre, paru en 1991, a fait l’objet d’une première traduction en 2009, puis en 2011 chez Payot.</p>
<p>Partant du constat que <strong>nous ne parviendrons pas à gérer la crise sans revoir notre manière de penser le monde</strong> et qu’une philosophie de l’écologie doit s’appuyer sur la philosophie de l&#8217;histoire et des sciences, il s’agit pour l’auteur de redéfinir l’image que nous avons de nous-mêmes et de notre rapport à la nature. Il est également essentiel selon lui de réfuter l’idée que la nature ne serait qu’une construction de l’esprit humain, somme toute très relative, et donc de la <em>résubstantialiser</em>.</p>
<p>De nombreux paragraphes sont consacrés aux « devoirs » envers les générations futures avec des passages parfois discutables, notamment sur l’avortement, «celui qui est convaincu que des embryons totalement déterminés génétiquement n’ont pas droit à la vie, sera peu susceptible d’adapter une attitude responsable face aux générations à venir » (p. 111). Il appelle une reformulation éthique, en regrettant que « si aucune <strong>éthique adaptée à l’ère technique</strong> et universellement admise n’a vu le jour, ce sont entre autres les églises qu’il faut incriminer » (p. 121).</p>
<p>J’ai bien apprécié ses observations sur le décalage entre le constat partagé de la crise écologique et le manque de réaction des individus qu’il explique par trois facteurs : l’invisibilité des conséquences de nos actions, leur apparition dans le futur,et la conviction que l’action individuelle est dérisoire. Selon Hösle, il est plus utile en matière de sensibilisation de <strong>ne pas communiquer sur les conséquences, mais de s’attaquer directement au système de valeur qui valorise nos modes de consommation</strong> actuels, <strong>il faut viser l’acte, non ses conséquences</strong>. En clair, « <strong>la réactivation d’idéaux ascétiques </strong>» (p. 154) lui semble indispensable.</p>
<p>Pour autant, il appelle une économie de marché écologiste et sociale en faisant -à mon sens-  trop confiance en l’Etat alors que &#8211; selon moi – la mondialisation a réduit les capacités d’action étatique; il déclare que la réforme fiscale semble être « le moyen le plus prometteur pour endiguer la destruction environnementale» (p. 151), il espère également un élargissement juridique de la responsabilité vers un «risque de responsabilité», le propriétaire de produits dangereux serait toujours responsable en cas d’impacts négatifs, quelles que soient ses intentions. Au niveau gouvernemental, il suggère que le ministre de l’environnement puisse avoir un droit de veto et estime qu’il faudrait faire <strong>rattacher au Parlement « une institution singulière qui représenterait symboliquement les intérêts des générations à venir et ceux de la nature »</strong> (p. 180). Enfin, la création d’institutions internationales au plan environnemental dotées d’un pouvoir coercitif lui apparaît nécessaire.</p>
<p>Partisan affiché d’une <strong>real-politik écologiste</strong> dans laquelle les responsables de demain «devront, dans certaines circonstances, mentir» (p. 190), voire utiliser des techniques manipulatoires, il indique que les moyens doivent être proportionnés à la hauteur de l’enjeu et que, si « la démocratie ne se donne pas les moyens de résoudre elle-même le problème écologique (p. 199) on ne pourra être certain d’échapper à l’arrivée d’une « dictature écologique ».</p>
<p>Au final, un livre passionnant pour lequel mon seul regret est de le découvrir tardivement alors qu’il fut conçu il y a plus d’une vingtaine d’années, au moment où les préoccupations climatiques pouvaient encore être remises en question. Je serais curieux de connaître l’évolution de la pensée d’Hösle depuis 1990 et l’aggravation de la crise écologiste. J’ai apprécié l’immense culture de l’auteur qui traite aussi bien de philosophie que d’économie, de droit, ou d’histoire. Il semble que son ouvrage fondamental soit <em>Morale et Politique</em> qui date de 1997, mais n’a pas été traduit en français.</p>
<p><strong>Vittorio Hösle, <em>Philosophie de la crise écologique</em>, Petite bibliothèque Payot, 224 pages.</strong></p>
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		<title>(Français) Bilan des crises 2012</title>
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		<pubDate>Fri, 28 Dec 2012 21:08:31 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[(Français) Mise en ligne sur le site du magazine de la communication sensible d’un article dressant le bilan des crises que nous avons connus en 2012 et les leçons que nous pouvons en tirer.]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<div class="available_language_div">(Français)</div>
<p> Mise en ligne sur le site du magazine de la communication sensible d’un article dressant le bilan des crises que nous avons connus en 2012 et les leçons que nous pouvons en tirer.</p>
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		<title>(Français) Le nouveau paysage de la communication des entreprises</title>
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		<pubDate>Sat, 22 Dec 2012 22:00:44 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[(Français) Conférence débat avec les chargés de communication de GRT Gaz, le gestionnaire du réseau de transport du gaz en France. Genevilliers le 19 décembre 2012.]]></description>
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<p> Conférence débat avec les chargés de communication de GRT Gaz, le gestionnaire du réseau de transport du gaz en France. Genevilliers le 19 décembre 2012.</p>
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		<title>Communicate about CSR</title>
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		<pubDate>Fri, 21 Dec 2012 05:14:14 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[(Français) Timothy Coombs et Sherry Holladay, Managing corporate social responsability. A communication approach, Wiley-Blackwell, 182 pages. Un must. Timothy Coombs est pour moi la meilleure référence sur la communication de crise et le fait qu’il signe un ouvrage sur la communication de la RSE me confirme la proximité de ces deux thèmes d’étude. L’ouvrage est [...]]]></description>
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<p> <a href="http://www.tlibaert.info/wp-content/uploads/2013/01/Coombs-image.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-2340" title="Coombs-image" src="http://www.tlibaert.info/wp-content/uploads/2013/01/Coombs-image.jpg" alt="" width="300" height="300" /></a><span style="color: #0000ff;">Timothy Coombs et Sherry Holladay, <em>Managing corporate social responsability.</em></span></p>
<p><span style="color: #0000ff;"><em>A communication approach</em>, Wiley-Blackwell, 182 pages.</span></p>
<p>Un must. Timothy Coombs est pour moi la meilleure référence sur la communication de crise et le fait qu’il signe un ouvrage sur la communication de la RSE me confirme la proximité de ces deux thèmes d’étude. L’ouvrage est excellent de pédagogie, il renferme de nombreux exemples et il contient une belle mise en perspective par rapport aux sciences de la communication. J’ai notamment apprécié les interrogations sur la RSE comme fin ou moyen, sur le caractère volontaire ou non de la RSE, sur la constitution d’une stratégie RSE prenant en compte les objectifs de l’entreprise et les attentes de leurs publics en fonction de leur pouvoir, de leur légitimité ou de l’urgence des questions posées. Il émet l’hypothèse que les parties prenantes puissent voter sur les choix RSE de l’entreprise. « Parce que les entreprises ne peuvent répondre à toutes les demandes, elle doivent sélectionner leur action sur la base de critères clairs ». (p. 101) et les parties prenantes doivent savoir sur quels critères certaines actions ont été choisies et d’autres rejetées.</p>
<p>L’auteur met en garde contre des messages trop segmentés : « Combien de salariés sont aussi actionnaires de leur entreprise ? » (p. 99).</p>
<p>Le livre s’attarde sur le potentiel effet boomerang de la communication RSE lorsque celle-ci devient trop promotionnelle, et ce alors même que selon de nombreuses études, les parties prenantes ont une très faible connaissance de la réalité des actions menées par les entreprises.</p>
<p>La communication RSE doit davantage se focaliser sur l’action conduite, et non pas sur les engagements et encore moins sur l’organisation qui en est à l’origine. D’autant que le fait d’utiliser la publicité pour communiquer sa démarche RSE sera souvent vue comme paradoxale en raison du coût de la publicité et du sentiment que cet argent aurait été mieux utilisé pour conduire des actions concrètes.</p>
<p>Il déclare qu’un excellent outil de crédibilisation serait d’encourager les salariés en charge de la RSE à communiquer plus largement via les réseaux sociaux (p. 123). Plus globalement, il pense que la communication RSE doit moins se focaliser sur le reporting annuel, mais plutôt échanger de l’information avec ses publics sur des bases régulières (p. 134).</p>
<p><strong>Un livre excellent que je recommande fortement.</strong></p>
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		<title>(Français) Communication et Environnement, désormais publié en espagnol</title>
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		<pubDate>Sat, 08 Dec 2012 17:42:39 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Thierry Libaert</dc:creator>
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		<description><![CDATA[(Français) Mon ouvrage &#8220;Communication et environnement, le pacte impossible&#8221; publié en novembre 2010 aux Presses Universitaires de France vient d&#8217;être publié en Espagne sous le titre &#8220;Comunicacion y medio ambiante, el pacto imposible&#8221;.]]></description>
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<p> Mon ouvrage &#8220;Communication et environnement, le pacte impossible&#8221; publié en novembre 2010 aux Presses Universitaires de France vient d&#8217;être publié en Espagne sous le titre &#8220;Comunicacion y medio ambiante, el pacto imposible&#8221;.</p>
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