Obsolescence programmée, phase finale avant les prochaines étapes.

Dans mon post précédent, j’ai présenté le contexte du vote et les mesures que je recommandais. Voici donc ce qui s’est passé ensuite:

L’avis que j’avais piloté est donc venu pour être discuté en séance plénière des 16 et 17 octobre, sur le programme, je passais pour le présenter le jeudi 17 en fin de matinée, vers 12h.
J’étais plutôt confiant car en réunion de ma section (le groupe « divers », c’est-à-dire principalement le secteur associatif) qui se déroula le mercredi matin, ma section avait fait passer la consigne de bien soutenir mon projet. Je pensais aussi que je ne devrais pas avoir de difficultés avec le Groupe II, c’est-à-dire les représentants des organisations syndicales. J’étais donc quasi assuré d’une majorité mais je craignais beaucoup les entreprises (le groupe 1).
3 amendements avaient été déposés sur mon texte, j’en avais accepté un en proposant une autre formulation qui fut acceptée, et j’ai accepté tels quels les 2 autres amendements que je trouvais bien constructifs.

 

 

En arrivant jeudi matin, le greffier est venu me chercher me disant que je devais présenter mon avis aussitôt, la raison en était une modification de planning suite à des avis adoptés plus rapidement la veille.
Je suis donc monté à la tribune pour présenter mon projet, j’avais 5 minutes pour cela, mais je pense avoir débordé. J’ai eu un peu peur lorsque j’ai vu la longue liste des demandes de prise de parole suite à mon intervention, mais à ma grande surprise, toutes ces interventions furent très positives. Je dus ensuite répondre à chacune d’entre elle, ce qui n’est pas un exercice facile car il faut se souvenir du propos de chacun.
Le vote eut ensuite lieu et je pense que je n’ai pu refréner un large sourire en voyant le résultat final: 184 suffrages exprimés, 178 votes favorables, 1 vote contre et 5 abstentions.
Ce résultat est excellent car il signifie que les entreprises ont parfaitement compris que leur intérêt était de soutenir le texte et que la lutte contre l’obsolescence programmée ne pouvait que représenter une belle opportunité.
Il faut maintenant rester vigilant mais je suis optimiste, d’abord au vu du résultat, ensuite parce que les premiers contacts déjà pris avec la délégation permanente française à Bruxelles ou avec la Commission s’annoncent très ouverts.

J’en profite pour remercier Didier Heiderich qui me suggéra l’idée il y a plus de 2 ans, merci à Anne Sophie Novel pour son beau travail d’informations, merci à Hadelin de Beer pour les données transmises, et bien sur à mon groupe de travail notamment mon corapporteur Jean-Pierre Haber (Groupe des employeurs), Vesselin Mitov, (Groupe des salariés) le président bulgare de mon groupe de travail dont j’ai apprécié le soutien public en séance plénière. Les coups de pouce de mes collègues Georges Cingal (France Nature Environnement) et Jacques Lemercier (Force Ouvrière) me touchèrent particulièrement. Camille Lecomte des Amis de la Terre partagea ses connaissances très pointues et d’avant garde, et Bruno Genty de France Nature Environnement fut toujours présent pour me conseiller. Côté politique, merci à l’écoute attentive de Laetitia Vasseur, collaboratrice de Jean-Vincent Placé. 

L’avis est publié sur le site du Comité Economique et Social européen, il est également disponible ici.